Marine Le Pen à Villepinte, le 5 novembre 2026. ( AFP / THOMAS SAMSON )
"On ne peut pas faire ça de manière coercitive parce que sinon on change de régime", a estimé la candidate RN à la présidentielle Marine Le Pen ce jeudi 5 novembre.
Synonyme de "changer de régime" et "entrer dans l'URSS". La candidate RN à la présidentielle Marine Le Pen refuse d'imposer "de manière autoritaire" aux entreprises une augmentation des salaires, a-t-elle fait savoir à la presse ce jeudi 5 novembre, lors d'une visite au salon Euronaval à Villepinte (Seine-Saint-Denis).
"On est dans une situation trop fragile pour imposer (aux entreprises) en quelque sorte, de manière autoritaire, une augmentation du SMIC de 10%" comme le demande notamment la CGT, a-t-elle déclaré. Elles "ne peuvent pas y faire face et, en réalité, on va assister à une vague de licenciements", a-t-elle prévenu, se disant, en revanche, favorable à une incitation pour les entreprises qui augmentaient les salaires de 10% "en les exonérant des charges afférentes".
"Expliquer" aux employeurs "qu'il est absolument nécessaire de le faire"
"On ne peut pas faire ça de manière coercitive parce que sinon on change de régime", a expliqué Marine Le Pen. Si on oblige les entreprises à augmenter les salaires, "on rentre dans l'URSS (et) je ne suis pas absolument convaincue de l'efficacité de l'URSS". Elle a toutefois estimé qu'il est possible d'"expliquer" aux employeurs "qu'il est absolument nécessaire de le faire", que c'est important de faire "attention à leurs salariés".
Le candidat d’Horizons Édouard Philippe est aussi opposé à une augmentation du SMIC. "La solution me semble passer beaucoup plus par une meilleure organisation du travail et un temps de travail supplémentaire que par des décisions prises par l'État qui consistent à finalement imposer le versement d'argent que nous n'avons pas ou que nous n'avons pas assez ". Les discussions doivent selon lui "relever d'une discussion entre les partenaires sociaux beaucoup plus que de décisions de l'État". Pour le candidat LR Bruno Retailleau, l'augmentation du SMIC constitue aussi "une mauvaise piste". "Ce n'est pas la peine de précipiter des faillites d'entreprises", a-t-il estimé.
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